Tous les articles de notre ancien site sont en cours d'intégration !
Vous trouverez ci-dessous la liste des salons, expositions où nous serons présents. Merci de revenir régulièrement pour connaître les nouvelles dates :
- Lundi 08 mai 2017 - Fête de la fleur et des jardiniers Aux-Marais (60000) - 10h00-18h00
- Samedi 13 mai 2017 - Portes ouvertes des serres municipales de Montreuil (93100)
- Samedi 20 mai 2017 - Salle Dumont à Aulnay-sous-Bois - 17h00-21h00
- Jeudi 25 mai 2017 - Fête des plantes à Cugny La Genevraye (77690) - 09h00-18h00
- Samedi 10 juin 2017 - Château d'Arnouville (95400) - 10h00-20h00
- Samedi 16 et dimanche 17 septembre 2017 - Portes ouvertes de la Ferme pédagogique de Rosny-sous-Bois (93111) - 09h30-18h00
- Vendredi 29, samedi 30 septembre et dimanche 01 octobre 2017 - Salon départemental du Jardinage - Montfermeil - 10h00 -19h00 (sauf 18h00 le dimanche)
- Samedi 07 et 08 octobre 2017 de 10h00 à 18h00 - Exposition Gardenia - Institut polytechnique Unilasalle Beauvai
- Samedi 09 décembre 2017 de 10h00 à 20h00 - Château d'Arnouville



L'émission Ca Nous Marque était consacrée le week-end du 30/10/2018 à la Saga LE PETIT PRINCE et son succès partout dans le monde.
Une émission multi-diffusée sur les ondes de France INFO : et entendue par des Millions de Français samedi et dimanche.
Une émission à réécouter ici :
L’émission est accompagnée d’une retranscription en dur sur le site de France Info :
Un peu d'histoire
C'est un phénomène d'édition planétaire. Le Petit Prince publié en 1943 à New York par Antoine de Saint-Exupéry, en français et en anglais, a été édité en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1946. Avec 360 traductions, c'est l'un des livres les plus traduits au monde. 14 millions de livres vendus en France, 200 millions dans toute la planète. Thomas Rivière, arrière-petit-neveu d'Antoine de Saint Exupéry est à la tête de la société qui gère les droits dérivés de l'œuvre de l'écrivain, depuis qu'elle fait partie désormais du domaine public.
Les produits dérivés
Ils ont été développés en France à partir de 1993. Aujourd’hui, il y a en plus de 10 000. Le plus insolite d'entre eux, ce sont les graines de baobab qui servent à financer la recherche sur cet arbre. "La base de notre travail, souligne Thomas Rivière, c'est que nous devons protéger Le Petit Prince et ses valeurs. Donc, il nous faut des moyens pour tout cela. Nous revendons à de grandes marques ou à des fabricants que nous reconnaissons. Ils mettent le logo du Petit Prince sur leurs produits et ils nous reversent un pourcentage de leur chiffre d'affaires."
"Nous refusons de nombreuses propositions, poursuit l'arrière-petit-neveu de l'écrivain. Car les marques associées doivent porter nos valeurs".
Les produits dérivés du Petit Prince sont présents partout
Et ils marchent très bien en France, en Europe aussi, en Chine, où le livre n'était pas du tout connu il y a encore quatre ans, c'est le film qui a fait connaître le livre. Là-bas, la version officielle du conte s'est vendue à trois millions d'exemplaires en 18 mois.
En Turquie, il y a une quinzaine d’éditeurs du Petit Prince, en Allemagne, une vingtaine. En Corée du Sud, il y a 100 éditions du conte qui sont actuellement en cours de publication. On estime qu'entre quatre et cinq millions d'exemplaires sont vendus chaque année, Le Petit Prince appartient désormais aux lecteurs.
L’«amak», baobab sacré, est un arbre symbolique qui a poussé sur la tombe de l’ancêtre des Camara du village d’Iwol. Cet arbre constitue une référence mythique dans le respect et la perpétuation de l’histoire des Bediks. L’«amak» disposait d’un grand trou où se faisaient les sacrifices et offrandes. Mais au fil du temps, le trou s’est refermé. Depuis lors, les Bediks effectuent des offrandes et sacrifices à côté du tronc. Le baobab d’Iwol est aussi connu comme étant l’un des plus gros du Sénégal. Il figure désormais sur la liste du patrimoine immatériel.
Le village d’Iwol est niché sur une colline à plus de 23 km de la commune de Bandafassi. Dans ce lieu chargé de l’histoire des Bediks, le baobab d’Iwol est une des principales attractions. L’amak, comme on l’appelle en langue locale, est un lieu de sacrifices et d’offrandes pour rendre hommage aux ancêtres et formuler des prières pour la communauté bedik. Il est aussi un témoin de l’histoire de la vie des Bediks. Ces derniers ont quitté le Mali après l’éclatement de l’empire de Soundiata Keïta. Chassés du Mali, ils sont venus habiter définitivement sur la montagne au Sénégal. Plus tard, ils feront face aux velléités de conquête du roi Alpha Yaya, venu les islamiser. «Le roi Alpha Yaya a quitté la Guinée pour nous convertir à l’islam et nous amener chez lui. Comme on n’a pas voulu, la guerre a éclaté. Les soldats prenaient les belles femmes et les plus jeunes et les amenaient de force en Guinée. Les vieux et les vieilles mamans, on les égorgeait. Les rescapés eux sont partis se cacher dans des cavernes en dehors du village et ils ne sortent que la nuit pour aller puiser de l’eau. Pour piler les céréales, ils écrasaient le mil entre des cailloux pour éviter le bruit des pillons. Comme la guerre est devenue plus grave, ils se sont réunis dans la caverne et ils sont allés trouver l’esprit du village pour qu’il les protège. Il était très gentil, il a accepté rapidement. Il est parti au centre du village et a invité des abeilles qui ont combattu en faveur des Bediks. Et nous avons eu la paix», retrace Jean Baptiste Keïta, enseignant et catéchiste à la retraite.
Un baobab de 23,30 m de circonférence
«Juste à l’entrée du village, nous avons un gros baobab sacré. Mais avant qu’il ne pousse là, il y avait la tombe d’un ancêtre de la famille Camara qui était décédé et que l’on avait enterré là. Cinq ans après, le baobab a poussé sur la tombe», dit-il. Mais ce baobab qui date du 13e siècle est devenu un arbre symbolique pour les familles bediks. Il s’agit des familles Keïta, Camara, Samoura et Sadiakhou. «Chaque début d’année, le responsable organise une grande cérémonie autour du tronc pour les 614 habitants.» Ici, tout est bien codifié. Les Keïta sont les chefs de village, les Camara et les Samoura organisent les fêtes et les Sadiakhou sont chargés du maintien des coutumes.
Le baobab d’Iwol est une référence mythique pour accueillir des «étrangers» qui viennent de partout sur cette montagne. «Nous sommes chrétiens et animistes. Et nous sommes 6 villages bediks dans la région. Iwol est la capitale», explique Jean Baptiste Keïta. «L’amak est un baobab sacré parce que nous on dit que si la personne est morte, là où vous l’avez enterrée, s’il y a un arbre qui pousse dessus, on se dit que peut être c’est l’âme de ce dernier. Avec le baobab, c’est pareil. On dit que c’est l’âme du défunt Camara qui a poussé sur le baobab. C’est la raison pour laquelle nous faisons des prières et des sacrifices. Le baobab est un arbre sacré. Dans la langue bedik, nous l’appelons l’amak», témoigne Jean Baptiste Keïta, natif du village d’Iwol, retrouvé au lieu des étrangers.
Pas de retombées pour les villageois
Avec ses plus de 800 ans d’âge, le baobab d’Iwol figure sur la liste du patrimoine immatériel du Sénégal. Mais les habitants du village d’Iwol, niché sur cette colline, ne bénéficient pas des retombées de ce site historique. Les nombreux visiteurs qui viennent de partout ne changent pas le visage des lieux. «Il y a des guides qui viennent avec beaucoup d’étrangers venus de l’Europe, de l’Amérique et des Sénégalais extérieurs. Ils font tout ce qu’ils veulent et ils partent sans rien laisser ici. Même si ces gens veulent nous donner quelque chose, ils disent ce n’est pas la peine. Et moi, je ne pense pas que ce sont de bons guides», déplore Jean Baptiste Keïta. En outre, il a salué les «actions» de l’association française qui les a aidés à construire l’école et l’église.
«J’étais enseignant au village»
Jean Baptiste Keïta est en quelque sorte l’esprit et la mémoire de ce lieu. «En 1953 quand la religion chrétienne est arrivée ici avec les missionnaires français, j’ai fréquenté l’école catholique à Kédougou, mais pas très longtemps parce que mon papa m’a ramené au village. Comme j’avais de l’intérêt pour l’école, j’ai aussitôt créé une école catéchistique pour apprendre aux enfants à connaître Dieu et un peu parler français. Je prenais les enfants de 5 à 6 ans et je les formais. A l’âge de 7 ans, je leur faisais passer un concours. Tous ceux qui étaient admis, je les amenais à Kédougou», explique Jean Baptiste Keïta qui profite bien de sa retraite.
La disparition alarmiste de ces arbres emblématiques, annoncée par une publication dans Nature Plants, est-elle causée par le réchauffement climatique comme annoncé ? Selon les spécialistes, rien ne permet de l'affirmer à ce jour.

Adrian Patrut est un chercheur roumain, spécialiste des baobabs. Il a notamment mis au point une méthode de datation par le carbone 14 et découvert l'âge quasi canonique de certains de ces arbres, en particulier en Afrique australe. La publication dans la revue Nature Plants recense les arbres les plus gros ou les plus vieux qu'il a vus en Afrique australe.
De cet inventaire réalisé sur 12 ans, il a tiré une statistique : 9 sur 13 des plus vieux arbres, et 5 sur 6 des plus gros sont morts ou partiellement morts. Le scientifique prend soin de dire que les causes de cette mortalité restent floues, tout en mentionnant le réchauffement climatique (étude de François Engelbrecht parue en 2015) comme piste à creuser. Piste qui a été mise en avant dans les compte-rendus.
Des arbres presque immortels
Avec sa méthode de datation au carbone 14, le scientifique a isolé des spécimens ayant entre 700 et 2.500 ans, sachant qu'un baobab n'a pas un seul âge ! C'est d'ailleurs un point important mentionné dans l'article : les arbres de l'Afrique Australe sont composés de plusieurs tiges-troncs. Ce bouquet de tige a des âges différent, même si d'un point de vue génétique, il s'agit d'un unique et même individu. En dépit de la mort de certaines tiges, certains arbres survivent. Ce processus de croissance leur donne une forme de résilience, voire d'immortalité.
Si le réchauffement climatique nuit au couvert végétal en général, le lien de causalité avec la mort des baobabs n'est pas formellement établi.
Le réchauffement planétaire touche par exemple Madagascar et le Sénégal, deux pays où poussent des baobabs et où ils sont étudiés par des chercheurs. Or leur disparition, dans ces deux pays, est plus une conséquence de l'impact de l'homme (coupe des arbres pour récupérer des terres agricoles ou des terres à construire) que de l'élévation des températures. À Madagascar où en cas de déforestation, ils étaient épargnés dans le passé (laissant des paysages nus parsemés de ces arbres emblématiques), désormais la taille ne fait pas de quartier, et il arrive qu'on sacrifie aussi ces grands arbres.
Manque de pluie... et éléphants
Le baobab, qui n'a pas de racines très profondes, a la capacité de stocker l'eau quand elle tombe et de l'utiliser ensuite pour compenser d'éventuelles périodes de stress hydrique. La corrélation entre baisse pluviométrique sur des décennies et mortalité de ces arbres est une piste qu'il faudrait creuser pour avoir la certitude qu'en Afrique australe, cela conduit à leur mort.
Par ailleurs, note Pascal Danthu, chercheur au CIRAD et spécialiste des baobabs, il aurait été pertinent de porter un regard historique sur la mortalité des arbres, dans la mesure où ils sont plus ou moins étudiés depuis un siècle (par exemple dans les travaux de G.E. Wickens). D'autres causes ont d'ailleurs été étudiées, comme le rôle des éléphants.
Article original : France Inter par Sophie Bécherel
- INECOBA sera présente à la 14th International Conference on Accelerator Mass Spectrometry
- Etonnants baobabs dans un centre commercial à Bangkok
- Retrouvez nous les 15 & 16 avril 2017 dans les serres communautaires de Saint-Denis dans le cadre de la Fête des Tulipes
- L'association INECOBA présente le 19 mars 2017 au Parc urbain de Tremblay-en-France : "Le bois est à nous"
Nos principaux partenaires

