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Les Malgaches l'appellent “reniala”, ce qui signifie “mère de la forêt”. Une étude internationale dirigée par des chercheurs du Jardin botanique de Wuhan, en Chine, retrace l'histoire de l'évolution du baobab, dont la silhouette singulière évoque l'Afrique et l'Océanie.
1 Le baobab est né à Madagascar…
Le séquençage et la comparaison des génomes des huit espèces de baobabs existant dans le monde indiquent que le genre Adansonia, auquel ils appartiennent, est probablement apparu il y a 41 millions d'années à Madagascar. Sur cette île de l'océan Indien, les baobabs ont trouvé des niches écologiques variées, en altitude, en température ou en précipitations. Les diverses populations se sont alors adaptées à ces particularités, puis ont été fragmentées à l'occasion d'épisodes de montée des eaux, de soulèvement de montagnes ou d'éruption volcanique. C'est ainsi qu'il y a 20 millions d'années, les espèces actuelles ont commencé à se distinguer.
2 … d'où il a voyagé vers l'Afrique et l'Australie…
Aujourd'hui, six espèces vivent à Madagascar, une espèce pousse dans les savanes du continent africain, et la dernière dans le nord-ouest de l'Australie. La dispersion des baobabs s'est effectuée via des graines emportées par les courants marins, notamment le gyre de l'océan Indien, qui circule dans le sens des aiguilles d'une montre entre l'Australie, l'Asie du Sud et la côte est de l'Afrique. Les ancêtres d'Adansonia digitata se sont ainsi implantés sur le continent africain, tandis que ceux d'Adansonia gregorii migraient vers l'Australie.
3 … et risque l'extinction
L'analyse révèle que le génome des baobabs est très peu diversifié, surtout celui des espèces malgaches Adansonia suarezensis et Adansonia grandidieri. Cela restreint leur capacité d'adaptation aux changements climatiques à venir, notamment à l'augmentation attendue des amplitudes thermiques à Madagascar. Toutes les espèces, sauf l'africaine Adansonia digitata, sont inscrites sur la Liste rouge de l'UICN 2023 des espèces menacées. Pour les sauver, des plans de conservation ciblés devront nécessairement être mis en place.

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Un baobab majestueux, symbole de sagesse et de résilience, s’élève fièrement au cœur du Sénégal. Tout comme cet arbre millénaire, le pays puise sa force et son histoire dans ses racines profondes, résistant aux épreuves du temps, et promettant de rester debout, fier et immuable, pendant encore de nombreux millénaires à venir.
Le Sénégal, terre de contrastes et de diversité, est bien plus qu’un simple pays d’Afrique de l’Ouest. C’est un véritable gardien de la mémoire et de l’héritage de nos ancêtres. Depuis des millénaires, notre Nation a été le témoin de civilisations florissantes. Des royaumes majestueux du Tekrour et du Djolof, aux royaumes sérères du Sine et du Saloum, du Waalo, du Fouta-Toro, du Namandirou et du Bambouk, chacun a façonné avec éclat notre destinée commune. Au Sud du pays, l’Etat du Kaabu, puis le Fouladou ont également joué des rôles déterminants dans la construction de notre patrimoine.
Telle la solidité inébranlable du baobab, le Sénégal a fait face à de nombreux défis au fil des siècles. De l’esclavage aux invasions coloniales, de l’indépendance à la construction d’une Nation nouvelle, les épreuves ont forgé l’identité du Peuple sénégalais. La force de notre Nation réside dans sa capacité à s’adapter, à se renouveler et à préserver son essence face à l’adversité.
Comme le baobab projette son ombre protectrice sur les générations futures, le Sénégal se tourne vers l’avenir avec confiance et détermination. L’émergence de l’économie, les progrès technologiques et l’investissement dans l’éducation nourrissent l’espoir d’un avenir meilleur. Nous, Sénégalais, fiers de notre passé et conscients de notre potentiel, sommes prêts à relever les défis qui se présentent à nous.
Aujourd’hui, le Sénégal est résolument tourné vers l’avenir. Des projets de développement ambitieux comme la «Cité du Savoir» à Diamniadio et l’émergence d’une scène technologique dynamique à Dakar témoignent de notre détermination à innover et à prospérer. De jeunes entrepreneurs, conscients de leur héritage culturel, s’engagent pour relever les défis de demain avec créativité et responsabilité.
Au lieu de simplement protéger les baobabs pour les générations futures, il est de notre devoir de préserver la paix au sein de notre Nation. La paix est la clé qui nous permet de construire un avenir harmonieux et prospère. En préservant l’unité, la tolérance, et en résolvant nos différends par le dialogue, nous pouvons assurer la stabilité de notre pays et ouvrir la voie à un progrès durable.
Le Sénégal, berceau des anciens royaumes du Tekrour et du Djolof, ainsi que d’autres puissants royaumes ayant eu une influence sur la région, s’est forgé une identité commune solide, riche et diverse. En honorant notre héritage commun, en célébrant notre diversité culturelle et en cultivant la paix, nous resterons debout comme un baobab millénaire, promettant de garder notre Nation forte et immuable pour les générations à venir. En honorant notre passé, en célébrant notre présent et en cultivant un avenir prometteur, nous resterons également debout comme un baobab millénaire face à toute adversité. Le Sénégal, gardien de son héritage, demeure une source inépuisable d’inspiration pour l’imaginaire des Sénégalais et du monde entier.
Maintenant, je vais vous raconter une légende qui nous interpelle tous : La légende du Baobab de la Sagesse. Cette histoire captivante remonte à une époque lointaine, au cœur du Sénégal, où les ancêtres transmettaient des récits envoûtants sous l’ombre bienveillante des baobabs majestueux.
Au centre de cette légende, se trouve un sage énigmatique du nom de Samba. Guidé par une force invisible, il se lança dans une quête audacieuse, à la recherche d’une racine sacrée cachée sous le baobab millénaire. Son objectif était de sauver sa tribu d’une crise dévastatrice qui menaçait son existence, symbolisant les nombreux défis auxquels le Sénégal a dû faire face au fil des siècles.
La quête de Samba fut périlleuse, tout comme les épreuves que le Peuple sénégalais a traversées dans son histoire tumultueuse. Des moments sombres, tels que l’esclavage et les invasions coloniales, ont testé la résilience et la détermination du Peuple sénégalais. De la même manière, Samba fut confronté à d’innombrables obstacles sur son chemin, reflétant les défis auxquels le Sénégal a dû faire face dans sa quête d’indépendance et de liberté.
Malgré les doutes et difficultés qui l’assaillaient, Samba persévéra, porté par une croyance inébranlable en un avenir meilleur. Sa détermination et son courage incarnaient la force et la résilience du Peuple sénégalais qui, à travers les épreuves, a toujours su s’adapter, se renouveler et préserver son essence face à l’adversité.
La légende du Baobab de la Sagesse résonne avec l’âme du Sénégal, un pays qui puise sa force et son histoire dans ses racines profondes, tout comme le baobab qui résiste aux épreuves du temps. Ce récit envoûtant éclaire la connexion profonde entre notre Peuple et la nature qui l’entoure, rappelant l’importance de préserver son patrimoine culturel et son héritage pour les générations futures.
La quête de Samba nous enseigne que face à l’adversité, la confiance en un avenir meilleur et la détermination à préserver notre identité sont les clés pour surmonter les défis qui se dressent sur notre chemin. Tout comme le Baobab de la Sagesse projette son ombre protectrice sur les générations futures, le Sénégal se tourne vers l’avenir avec confiance et détermination, nourri par la force de son passé et la promesse d’un avenir radieux.
En contemplant le Sénégal, tel un majestueux baobab de la sagesse, nous sommes témoins de sa résilience et de sa force inébranlable. Comme cet arbre millénaire, nul ne peut terrasser notre Nation bénie de la sagesse. Les épreuves du temps telles que les vagues de l’histoire, les vents du changement et les orages des défis, ont forgé notre identité et nous ont rendus plus forts. Tout comme les racines profondes du baobab qui s’entrelacent avec le sol, notre attachement à notre patrimoine et à nos valeurs nous rend invincibles face aux tempêtes de la vie.
Aucune force maléfique ne peut faire tomber notre baobab béni de la sagesse. Notre unité et notre résolution face à l’adversité sont notre bouclier impénétrable. Tel un gardien vigilant, nous veillons sur notre héritage, préservant les enseignements de nos ancêtres et les transmettant avec fierté aux générations futures.
Alors que nous avançons vers l’avenir, gardons à l’esprit que notre Nation, tel ce baobab millénaire, demeure une source intarissable de sagesse et d’inspiration. Puissions-nous continuer à puiser dans nos racines profondes, à cultiver notre diversité et à célébrer notre unité. Que notre baobab de la sagesse demeure éternel, témoin de notre force, de notre résilience et de notre détermination à prospérer en tant que Peuple béni du Sénégal.
Ensemble, emplissons nos cœurs de l’esprit du baobab millénaire, symbole de sagesse et de résilience. Je suis Adama Diop, natif du village d’Agnam-Goly, dans la région de Matam, et je vous invite à parcourir les chemins de notre Nation, à la découverte de ses secrets millénaires enfouis dans les racines profondes du baobab de la paix et de la sagesse.
Puissions-nous, tels des gardiens de ce patrimoine précieux, continuer à écrire l’histoire de notre Sénégal avec passion, détermination et amour pour notre héritage commun. A l’ombre bienveillante du baobab, nous sommes liés par une destinée qui nous unit à jamais. Que cette force nous guide vers un avenir lumineux, où les rêves prennent racine et où la sagesse s’épanouit pour les générations à venir.
Ensemble, gardons notre baobab béni de la sagesse debout, immuable, symbole éternel de notre Nation solide et résiliente. Soyons les gardiens des secrets millénaires du Sénégal, pour que nul ne puisse jamais les effacer de notre mémoire collective. Que notre histoire, comme celle du baobab, s’élève fièrement vers les cieux, offrant un refuge pacifique aux générations futures, et laissant dans son sillage l’inspiration et la grandeur de notre héritage.
Que l’héritage des anciens s’entrelace avec l’espoir des générations futures, car notre Sénégal béni de paix et de sagesse demeure, et demeurera toujours, debout et résilient, guidé par l’éclat de nos racines profondes, dans les mystères sacrés du baobab millénaire. Et nul ne pourra éteindre la flamme de la paix et de la sagesse qui brille dans le cœur de notre Nation !
Adama DIOP
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L’«amak», baobab sacré, est un arbre symbolique qui a poussé sur la tombe de l’ancêtre des Camara du village d’Iwol. Cet arbre constitue une référence mythique dans le respect et la perpétuation de l’histoire des Bediks. L’«amak» disposait d’un grand trou où se faisaient les sacrifices et offrandes. Mais au fil du temps, le trou s’est refermé. Depuis lors, les Bediks effectuent des offrandes et sacrifices à côté du tronc. Le baobab d’Iwol est aussi connu comme étant l’un des plus gros du Sénégal. Il figure désormais sur la liste du patrimoine immatériel.
Le village d’Iwol est niché sur une colline à plus de 23 km de la commune de Bandafassi. Dans ce lieu chargé de l’histoire des Bediks, le baobab d’Iwol est une des principales attractions. L’amak, comme on l’appelle en langue locale, est un lieu de sacrifices et d’offrandes pour rendre hommage aux ancêtres et formuler des prières pour la communauté bedik. Il est aussi un témoin de l’histoire de la vie des Bediks. Ces derniers ont quitté le Mali après l’éclatement de l’empire de Soundiata Keïta. Chassés du Mali, ils sont venus habiter définitivement sur la montagne au Sénégal. Plus tard, ils feront face aux velléités de conquête du roi Alpha Yaya, venu les islamiser. «Le roi Alpha Yaya a quitté la Guinée pour nous convertir à l’islam et nous amener chez lui. Comme on n’a pas voulu, la guerre a éclaté. Les soldats prenaient les belles femmes et les plus jeunes et les amenaient de force en Guinée. Les vieux et les vieilles mamans, on les égorgeait. Les rescapés eux sont partis se cacher dans des cavernes en dehors du village et ils ne sortent que la nuit pour aller puiser de l’eau. Pour piler les céréales, ils écrasaient le mil entre des cailloux pour éviter le bruit des pillons. Comme la guerre est devenue plus grave, ils se sont réunis dans la caverne et ils sont allés trouver l’esprit du village pour qu’il les protège. Il était très gentil, il a accepté rapidement. Il est parti au centre du village et a invité des abeilles qui ont combattu en faveur des Bediks. Et nous avons eu la paix», retrace Jean Baptiste Keïta, enseignant et catéchiste à la retraite.
Un baobab de 23,30 m de circonférence
«Juste à l’entrée du village, nous avons un gros baobab sacré. Mais avant qu’il ne pousse là, il y avait la tombe d’un ancêtre de la famille Camara qui était décédé et que l’on avait enterré là. Cinq ans après, le baobab a poussé sur la tombe», dit-il. Mais ce baobab qui date du 13e siècle est devenu un arbre symbolique pour les familles bediks. Il s’agit des familles Keïta, Camara, Samoura et Sadiakhou. «Chaque début d’année, le responsable organise une grande cérémonie autour du tronc pour les 614 habitants.» Ici, tout est bien codifié. Les Keïta sont les chefs de village, les Camara et les Samoura organisent les fêtes et les Sadiakhou sont chargés du maintien des coutumes.
Le baobab d’Iwol est une référence mythique pour accueillir des «étrangers» qui viennent de partout sur cette montagne. «Nous sommes chrétiens et animistes. Et nous sommes 6 villages bediks dans la région. Iwol est la capitale», explique Jean Baptiste Keïta. «L’amak est un baobab sacré parce que nous on dit que si la personne est morte, là où vous l’avez enterrée, s’il y a un arbre qui pousse dessus, on se dit que peut être c’est l’âme de ce dernier. Avec le baobab, c’est pareil. On dit que c’est l’âme du défunt Camara qui a poussé sur le baobab. C’est la raison pour laquelle nous faisons des prières et des sacrifices. Le baobab est un arbre sacré. Dans la langue bedik, nous l’appelons l’amak», témoigne Jean Baptiste Keïta, natif du village d’Iwol, retrouvé au lieu des étrangers.
Pas de retombées pour les villageois
Avec ses plus de 800 ans d’âge, le baobab d’Iwol figure sur la liste du patrimoine immatériel du Sénégal. Mais les habitants du village d’Iwol, niché sur cette colline, ne bénéficient pas des retombées de ce site historique. Les nombreux visiteurs qui viennent de partout ne changent pas le visage des lieux. «Il y a des guides qui viennent avec beaucoup d’étrangers venus de l’Europe, de l’Amérique et des Sénégalais extérieurs. Ils font tout ce qu’ils veulent et ils partent sans rien laisser ici. Même si ces gens veulent nous donner quelque chose, ils disent ce n’est pas la peine. Et moi, je ne pense pas que ce sont de bons guides», déplore Jean Baptiste Keïta. En outre, il a salué les «actions» de l’association française qui les a aidés à construire l’école et l’église.
«J’étais enseignant au village»
Jean Baptiste Keïta est en quelque sorte l’esprit et la mémoire de ce lieu. «En 1953 quand la religion chrétienne est arrivée ici avec les missionnaires français, j’ai fréquenté l’école catholique à Kédougou, mais pas très longtemps parce que mon papa m’a ramené au village. Comme j’avais de l’intérêt pour l’école, j’ai aussitôt créé une école catéchistique pour apprendre aux enfants à connaître Dieu et un peu parler français. Je prenais les enfants de 5 à 6 ans et je les formais. A l’âge de 7 ans, je leur faisais passer un concours. Tous ceux qui étaient admis, je les amenais à Kédougou», explique Jean Baptiste Keïta qui profite bien de sa retraite.
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L'émission Ca Nous Marque était consacrée le week-end du 30/10/2018 à la Saga LE PETIT PRINCE et son succès partout dans le monde.
Une émission multi-diffusée sur les ondes de France INFO : et entendue par des Millions de Français samedi et dimanche.
Une émission à réécouter ici :
L’émission est accompagnée d’une retranscription en dur sur le site de France Info :
Un peu d'histoire
C'est un phénomène d'édition planétaire. Le Petit Prince publié en 1943 à New York par Antoine de Saint-Exupéry, en français et en anglais, a été édité en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1946. Avec 360 traductions, c'est l'un des livres les plus traduits au monde. 14 millions de livres vendus en France, 200 millions dans toute la planète. Thomas Rivière, arrière-petit-neveu d'Antoine de Saint Exupéry est à la tête de la société qui gère les droits dérivés de l'œuvre de l'écrivain, depuis qu'elle fait partie désormais du domaine public.
Les produits dérivés
Ils ont été développés en France à partir de 1993. Aujourd’hui, il y a en plus de 10 000. Le plus insolite d'entre eux, ce sont les graines de baobab qui servent à financer la recherche sur cet arbre. "La base de notre travail, souligne Thomas Rivière, c'est que nous devons protéger Le Petit Prince et ses valeurs. Donc, il nous faut des moyens pour tout cela. Nous revendons à de grandes marques ou à des fabricants que nous reconnaissons. Ils mettent le logo du Petit Prince sur leurs produits et ils nous reversent un pourcentage de leur chiffre d'affaires."
"Nous refusons de nombreuses propositions, poursuit l'arrière-petit-neveu de l'écrivain. Car les marques associées doivent porter nos valeurs".
Les produits dérivés du Petit Prince sont présents partout
Et ils marchent très bien en France, en Europe aussi, en Chine, où le livre n'était pas du tout connu il y a encore quatre ans, c'est le film qui a fait connaître le livre. Là-bas, la version officielle du conte s'est vendue à trois millions d'exemplaires en 18 mois.
En Turquie, il y a une quinzaine d’éditeurs du Petit Prince, en Allemagne, une vingtaine. En Corée du Sud, il y a 100 éditions du conte qui sont actuellement en cours de publication. On estime qu'entre quatre et cinq millions d'exemplaires sont vendus chaque année, Le Petit Prince appartient désormais aux lecteurs.
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La disparition alarmiste de ces arbres emblématiques, annoncée par une publication dans Nature Plants, est-elle causée par le réchauffement climatique comme annoncé ? Selon les spécialistes, rien ne permet de l'affirmer à ce jour.

Adrian Patrut est un chercheur roumain, spécialiste des baobabs. Il a notamment mis au point une méthode de datation par le carbone 14 et découvert l'âge quasi canonique de certains de ces arbres, en particulier en Afrique australe. La publication dans la revue Nature Plants recense les arbres les plus gros ou les plus vieux qu'il a vus en Afrique australe.
De cet inventaire réalisé sur 12 ans, il a tiré une statistique : 9 sur 13 des plus vieux arbres, et 5 sur 6 des plus gros sont morts ou partiellement morts. Le scientifique prend soin de dire que les causes de cette mortalité restent floues, tout en mentionnant le réchauffement climatique (étude de François Engelbrecht parue en 2015) comme piste à creuser. Piste qui a été mise en avant dans les compte-rendus.
Des arbres presque immortels
Avec sa méthode de datation au carbone 14, le scientifique a isolé des spécimens ayant entre 700 et 2.500 ans, sachant qu'un baobab n'a pas un seul âge ! C'est d'ailleurs un point important mentionné dans l'article : les arbres de l'Afrique Australe sont composés de plusieurs tiges-troncs. Ce bouquet de tige a des âges différent, même si d'un point de vue génétique, il s'agit d'un unique et même individu. En dépit de la mort de certaines tiges, certains arbres survivent. Ce processus de croissance leur donne une forme de résilience, voire d'immortalité.
Si le réchauffement climatique nuit au couvert végétal en général, le lien de causalité avec la mort des baobabs n'est pas formellement établi.
Le réchauffement planétaire touche par exemple Madagascar et le Sénégal, deux pays où poussent des baobabs et où ils sont étudiés par des chercheurs. Or leur disparition, dans ces deux pays, est plus une conséquence de l'impact de l'homme (coupe des arbres pour récupérer des terres agricoles ou des terres à construire) que de l'élévation des températures. À Madagascar où en cas de déforestation, ils étaient épargnés dans le passé (laissant des paysages nus parsemés de ces arbres emblématiques), désormais la taille ne fait pas de quartier, et il arrive qu'on sacrifie aussi ces grands arbres.
Manque de pluie... et éléphants
Le baobab, qui n'a pas de racines très profondes, a la capacité de stocker l'eau quand elle tombe et de l'utiliser ensuite pour compenser d'éventuelles périodes de stress hydrique. La corrélation entre baisse pluviométrique sur des décennies et mortalité de ces arbres est une piste qu'il faudrait creuser pour avoir la certitude qu'en Afrique australe, cela conduit à leur mort.
Par ailleurs, note Pascal Danthu, chercheur au CIRAD et spécialiste des baobabs, il aurait été pertinent de porter un regard historique sur la mortalité des arbres, dans la mesure où ils sont plus ou moins étudiés depuis un siècle (par exemple dans les travaux de G.E. Wickens). D'autres causes ont d'ailleurs été étudiées, comme le rôle des éléphants.
Article original : France Inter par Sophie Bécherel
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Vous trouverez ci-dessous la liste des salons, expositions où nous serons présents. Merci de revenir régulièrement pour connaître les nouvelles dates :
- Lundi 08 mai 2017 - Fête de la fleur et des jardiniers Aux-Marais (60000) - 10h00-18h00
- Samedi 13 mai 2017 - Portes ouvertes des serres municipales de Montreuil (93100)
- Samedi 20 mai 2017 - Salle Dumont à Aulnay-sous-Bois - 17h00-21h00
- Jeudi 25 mai 2017 - Fête des plantes à Cugny La Genevraye (77690) - 09h00-18h00
- Samedi 10 juin 2017 - Château d'Arnouville (95400) - 10h00-20h00
- Samedi 16 et dimanche 17 septembre 2017 - Portes ouvertes de la Ferme pédagogique de Rosny-sous-Bois (93111) - 09h30-18h00
- Vendredi 29, samedi 30 septembre et dimanche 01 octobre 2017 - Salon départemental du Jardinage - Montfermeil - 10h00 -19h00 (sauf 18h00 le dimanche)
- Samedi 07 et 08 octobre 2017 de 10h00 à 18h00 - Exposition Gardenia - Institut polytechnique Unilasalle Beauvai
- Samedi 09 décembre 2017 de 10h00 à 20h00 - Château d'Arnouville



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En 2011, l'association INECOBA avait coordonné et accompagné le chercheur Adrian Patrut lors d'une mission de 15 jours au Sénégal intitulé "Mission Darabao : comment dater des baobabs millénaires ?" afin de dater les plus vieux baobabs du Sénégal.
Les résultats scientifiques seront présentés à l'occasion de la 14th International Conference on Accelerator Mass Spectrometry qui se tiendra du 14-18 août 2017 à l'Université d'Ottawa.
Un poster reprenant l'ensemble des résultats sera présenté sous le titre :
AMS radiocarbon dating of the largest and oldest African baobabs of Senegal
Adrian Patrut1, Roxana Patrut2, Stephan Woodborne3, Karl von Reden4, Oumar Ka5, Sébastien Garnaud6, Daniel Lowy7
1 Babeş-Bolyai University, Faculty of Chemistry, Cluj-Napoca, Romania.2Babeş-Bolyai University, Faculty of Biology and Geology, Cluj-Napoca, Romania.3 iThemba LABS, Private Bag 11, WITS 2050, South Africa.4NOSAMS Facility, Dept. of Geology & Geophysics, Woods Hole Oceanographic Institution,Woods Hole, MA 02543, U.S.A. 5 Faculty of Sciences and Techniques, Cheikh Anta Diop University, Dakar, Senegal.6INECOBA, Aulnay-sous-Bois, France.7Nova University, Alexandria Campus, Alexandria, VA 22311-509, U.S.A.
The scientific name Adansonia digitata honours Michel Adanson, who documented and described the African baobab in its native habitat after his voyage to Senegal (1749-1754). Even if Senegal hosts more baobab specimens than all countries from southern Africa combined, the number of significant investigations and surveys of Senegalese baobabs was scarce over the past 50 years.
The aim of our investigations by AMS radiocarbon was to determine the architecture and age of the largest and potentially oldest Senegalese baobabs.
Senegal hosts 6 very large baobabs with girth values over 23 m, i.e., the baobab of Warang (28.69 m), of Lalam, called “Ngokole” (28.10 m), of Sinthiou-Keita (27.10 m), of Diyabougou/Samba Dia (26.31 m), of Nianing (24.76 m) and of Iwol (23.52 m). Our investigation has revealed that they are all multi-stemmed, with up to 14 (Ngokole) and even 16 stems (Warang). Some of them exhibit closed ring-shaped structures, with one ring and one false cavity (Diyabougou, Warang) and even 3 rings and 3 false cavities (Nianing). The large Senegalese baobabs have often false stems, which emerge from another adjacent stem, and act as anchor in sandy soils. The false stems have a peculiar aspect, have a triangular or trapezoidal horizontal section and may reach lengths up to 5 m. Their oldest age can be found toward the upper contact area with the larger adjacent stem. According to radiocarbon dates, the 6 large baobabs exhibit ages between 400-700 yr.
The oldest baobab of Senegal and of the Northern Hemisphere is the historic “Gouye Ndiouly” of Kahone, the old capital of the Saloum kingdom. The baobab toppled ca. 200 yr ago and only one old stem survived, from which 7 new stems emerged. The oldest dated sample had a radiocarbon date of 833±25 BP. This value suggests an age of 1000 yr in the missing pith.
The research was funded by the Romanian Ministry of National Education CNCS-UEFISCDI.
Topic: Applications of C-14
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Un ami (http://www.cycadenium.com/fr/) a fait une belle découverte dans un Shopping Mall - Centre commercial - de Bangkoh : des baobabs malgaches, de l'espèce Adansonia grandidieri en fleurs et apparemment habités !
Bien entendu, ce sont de faux baobabs, juste pour agrémenter un très joli décor exotique; il y a même des petites fenêtres dans les troncs. Ces baobabs seraient donc habités par des Djinns ?


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La Fête des Tulipes se déroule cette année les 15 et 16 avril, de 11h à 20h (et de 11h à 18h le dimanche !) au Parc de la Légion d'honneur. Au programme, de nombreux spectacles de théâtre et de cirque, des concerts et des animations pour petits et grands. La Fête des Tulipes, c’est deux jours de plaisir et de partage en famille, entre amis et voisins au milieu de milliers de Tulipes.
Parc de la Légion d'honneur
Des spectacles étonnants, captivants et féériques
Des acrobaties, du jonglage, du rire, de l’émotion mais aussi des manèges à faire avancer soit même, des aventures foutraques et poétiques à découvrir, des histoires à dormir debout, du rire et toujours beaucoup de plaisirs
Les enfants ont leur cité !
Un espace d’animations et de découvertes à vivre en famille. Les enfants pourront s’essayer à de nombreux jeux et expériences sollicitant leur imaginaire et leur créativité.
Un espace spécial JO 2024 !
Saint-Denis et Plaine Commune sont au cœur de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et paralympiques 2024. Dans l’espace dédié, venez témoigner de votre soutien et montrer votre combativité et votre sportivité dans des épreuves individuelles et collectives. La Direction des Sports de la ville de Saint-Denis vous propose plusieurs initiations à des sports olympiques.
Résultat le 13 septembre prochain. Mobilisons-nous ensemble pour gagner les Jeux et montrer que nous sommes prêts à les accueillir !
Un espace bien-être pour se faire chouchouter
Venez découvrir les bienfaits de la taï chi, du yoga, de l’art thérapie, de l’ostéopathie, des chants et vibrations et de la sophrologie.
Des dégustations avec des associations et des producteurs régionaux
Des associations et des producteurs régionaux qui vous invitent à venir déguster des produits du terroir et de l’agriculture paysanne.
>> Retrouvez le programme complet de la Fête des Tulipes en cliquant ici
***INFOS PRATIQUES***
Accès
Le parc est situé à proximité du centre de Saint-Denis et comporte trois entrées :
• rue Pinel
• rue de Strasbourg
• avenue Paul-Vaillant-Couturier
Transports
• le métro ligne 13, arrêt Porte de Paris :
• Bus 154, 170, 239, 253, 255, 356, arrêt square De Geyter
La Fête des tulipes est organisée par la ville de Saint-Denis et Plaine Commune.

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