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Écrit par François Clavel Gay
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Mercredi, 10 Août 2011 14:26 |
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Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw Deux Baobabs enlacés dansent pour l’éternité…
Deux graines emportées par le vent Tombent sur un sol fertile, Loin des oiseaux et des animaux. Au gré des saisons sèches et pluvieuses, Deux jeunes pousses vigoureuses Ont amorcé leur croissance laborieuse; Il y a de cela cent, cinq cents ou mille ans, Nul ne peut le dire…
Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw Deux Baobabs enlacés dansent pour l’éternité…
Alors que les troncs et les ramures Prennent forme et s’élancent vers le ciel Les racines et les feuilles Doucement se croisent et s’entremêlent. Le contact se fait d’abord furtif, Le temps de s’apprivoiser Le temps de s’habituer à ce proche voisin Le temps de le connaître, de le supporter…
Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw Deux Baobabs enlacés dansent pour l’éternité…
Au fil des ans et des saisons Les troncs se rapprochent de plus en plus Les écorces noueuses et massives Commencent à se toucher, Le contact devient plus intime, Les branches s’entrelacent et s’épousent, Les feuilles vibrent et chantent sous le vent, Les mêmes rythmes, les mêmes harmonies…
Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw Deux Baobabs enlacés dansent pour l’éternité…
Le temps cet inlassable complice, Accentue la croissance des essences, Lie et marie chaque jour un peu plus les deux géants, Unissant dans une magnifique torsade la terre et le ciel. Les formes se confondent, s’ajustent et s’accordent, La musique de la brousse les enveloppe. Ils sont prêts et amorcent enfin La danse du sahel, La danse de la terre et du ciel… Leurs pas sont lents mais réels, Unis à la terre et au ciel Ils dansent pour l’éternité Au milieu de leurs frères étonnés…
Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw, J’ai vu et caressé Deux Baobabs enlacés Qui dansaient pour l’éternité…
Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw, Deux géants m’ont entrainé dans leur danse, Deux géants m’ont émerveillé Par leur grandeur et leur douceur, Deux géants m’ont parlé d’amour et d’éternité…
Dans la brousse sahélienne Sur un plateau dominant la rivière Sirba Aux limites du hameau de Mandaw Deux Baobabs enlacés dansent pour l’éternité…
François Clavel Gay Tiawa Niger octobre 2008

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Mise à jour le Mercredi, 10 Août 2011 14:34 |