| Les valeurs symboliques et culturelles du baobab au Bénin |
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| Écrit par Président de l'INECOBA | |||
| Mardi, 03 Mai 2011 12:33 | |||
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En milieu Otamari, le caractère divin ou non de l’arbre n’est révélé que par la consultation du « fa » qui précise le sacrifice correspondant qui varie en fonction des arbres. Parfois le caractère divin du baobab se révèle au propriétaire qui va consulter le «fa» à la suite d’un malaise ou d’un événement fâcheux dans la maison. Tous les baobabs ne sont donc pas des divinités. Ceux qui le sont se matérialisent par des morceaux de bois de Diospyros mespiliformis ou de Gardenia erubescens et/ou des morceaux de pierres. Chez les Dendi et Djerma (Nord-Bénin), les populations organisent chaque année un rituel autour des pieds de baobab sacrés, en début de la compagne agricole pour invoquer les dieux de la pluie. En milieu Otamari, au début de chaque saison de travaux champêtres, une partie des semences est présentée à ces baobabs divins pour demander leur clémence afin que la saison soit bonne. Ce même rituel est organisé lorsque les populations se trouvent dans des situations extrêmement difficiles (épidémies de maladies, sécheresse ou un malheur quelconque). A la fin de la cérémonie, un sacrifice est fait, en immolant à l’arbre un mouton blanc qu’on égorge ou un chien noir ou encore une vache noire. Chez les Djerma, chaque guérisseur traditionnel a son pied de baobab fétiche où il fait régulièrement ses consultations. Le baobab intervient également dans les cérémonies de mariages et de baptêmes. Ainsi la pulpe et les feuilles de baobab sont souvent utilisées pour la préparation des différents mets à servir aux invités lors des cérémonies. En milieu Tchanga, après le décès des personnes très âgées c’est toute la grande famille qui doit se laver pendant une semaine avec une décoction de l’écorce de baobab pour conjurer les mauvais esprits. La culture Otamari accorde aussi une place de choix au baobab dans bon nombre de cérémonies traditionnelles. Le « Dikou » est une cérémonie d’enlèvement de deuil au cours de laquelle un morceau de branche de baobab bien emballé représente le défunt. Ce morceau de branche qui sera enterré reçoit les mêmes honneurs que le corps du défunt. Aussi, les cérémonies d’initiation du jeune Otamari (Difôni) et de la jeune Otamari (Dikountri) ont aussi lieu au pied d’un baobab. Il faut préciser que ces deux cérémonies d’initiation sont des fêtes très importantes dans la tradition Otamari.
Extrait de l'article "Connaissances ethnobotaniques et valorisation du baobab (Adansonia digitata) pour la sécurité alimentaire des populations rurales au Bénin" - A.E. Assogbadjo, J.T. C. Codjia, B. Sinsin, P. Van Damme - Plant genetic resources and food security in West and Central Africa - Télécharger l'article complet ici : cliquer ici
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| Mise à jour le Mardi, 03 Mai 2011 12:40 |

















