| Le baobab étudié, vénéré, exploité, blessé… |
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| Écrit par Président de l'INECOBA | |||
| Jeudi, 14 Octobre 2010 11:40 | |||
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Pour aller de Tananarive à Beroroha, c'est simple : prenez la Nationale 7 vers le sud, puis la piste à droite juste avant la station service de Sakahara. Les routes malgaches et les dimensions du pays étant ce qu'elles sont, il aura quand même fallu 48 heures en 4x4 aux scientifiques du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad) emmenés par l'écologue Pascal Danthu pour arriver à destination, et l'endroit du campement installé sur le fleuve Mangoky (prononcer « Mangouk »). Enfin, commence l'aventure scientifique : dix jours à descendre le Mangoky, sur 165 km, en pirogues, à la découverte des baobabs repérés par Cyrille Cornu, le biogéographe de l'équipe. Éprouvée lors d'une étude pilote en 2009, sa technique d'analyse d'images satellite tirées de Google Earth lui a permis de localiser d'importantes populations isolées de ces arbres autour du fleuve et de ses affluents, parfois sur des terrains inhabituels (terrasses alluviales, pentes ou fonds de vallée). Car le baobab, géant des forêts tropicales sèches, se distingue sur les images à très haute résolution, en particulier par la taille de sa couronne et son ombre portée caractéristique. De cette mission doivent émerger de nouvelles pistes d'étude de ces arbres extraordinaires, du genre Adansonia, dont on comprend encore mal la génétique, la biologie ou encore la reproduction. Elle est aussi l'occasion d'évoquer avec les habitants des rares villages bordant le Mangoky cette imposante figure féminine de la forêt – symboliquement, le tamarinier étant considéré comme son pendant masculin. Au début de la descente du fleuve, l'équipe du Cirad rencontre ainsi le gardien d'un baobab sacré, qu'on vient prier de loin pour qu'il accorde richesse ou descendance. Plus loin, une villageoise fait visiter une case taillée à l'intérieur d'un baobab bien vivant qui, encore récemment, abritait six personnes. Deux jeunes montrent également comment récupérer l'écorce de baobab pour tisser des cordages. Trop souvent, sur les rives du fleuve, se dressent des baobabs blessés par le passage du feu, au milieu d'arbres abattus, de souches calcinées : même dans ces régions reculées, la culture sur brûlis (appelée « hatsake » dans cette partie occidentale de l'île, « tavy » ailleurs) commence à faire des ravages. « Il est important de voir comment les populations interagissent avec les baobabs, en positif ou en négatif, estime Pascal Danthu. Si l'on veut mettre en œuvre des actions pour préserver le baobab, il faut qu'elles soient biologiquement intéressantes mais aussi sociologiquement possibles. »
Article complet disponible ici : Sous le charme des mystérieux baobabs malgaches
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| Mise à jour le Jeudi, 21 Octobre 2010 13:29 |
















